Ne plus vivre dans le passé..
Je déteste ce c½ur qui me pourrie de l'intérieur.
J'arrive à bout de force.
Merci.
Je ne serais pas belle à tout prix. Je ne serais pas belle, et parfaite tout simplement. Je suis loin de la perfection, loin de ce corps de mannequin qui me hante. Ces hanches fines, et ces genoux d'athlète.
Je ne serais jamais parfaite. La perfection se trouve que lorsqu'on se réjouit dans le miroir, et ce n'est pas mon cas. Le miroir ne renvoie qu'une image infâme, et moribonde. Manger. Manger. Je mange à en crever, à en avoir mal au ventre, par moment. Se plaindre, et manger ensuite. Encore, et encore. Avaler, et ingurgiter ces graisses qui resteront collées à mes cuisses, qui ne veulent pas s'en séparer. Sont-elles si attachantes ? Profiter d'un moment de solitude pour piquer dans tous les paquets, toutes les boîtes à proximité, et manger, sans cesse, sans se soucier de la finalité de cette acte. Pourtant, notre conscience nous dit que ce n'est pas bien, que c'est mal. Ce guide, ce juge infaillible qui nous élève, et nous rend bienheureux. Mais nous, on est borné. On ne s'arrête pas quand elle nous dit : STOP. Nous ne l'écoutons pas. Aucunes valeurs morales. Nous continuons. Même en entendant les cries perçants de la conscience, qui nous dit "tu verras, après, tu verras. Prend garde" Prendre garde à ce qui va suivre. A la tournure que prend ces actions. Ce n'est pas moral. Ce n'est pas juste. Mais, tant pis. On est tellement borné. L'homme n'est rien sans la conscience, et sans manger. Manger, s'empiffrer, baver, vomir, dégueuler, des bouts de morceaux, du liquide, mordre, couper. Manger. Tout un art. Tant d'actions.